Alpes Mancelles – 2006

Deux Bekanabistes dans les Alpes Mancelles – avril 2006

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Coutances, samedi 8 avril 2006, nous prenons la direction du Mans, Fillé/Sarthe plus précisément, chère patrie de notre Philou. Là-bas, nous attend sa famille, dans un vrai hôtel-restaurant 5 étoiles.
Heureusement que Philou avait prévenu sa mère de nous préparer tout simplement un repas avec des pâtes, car au menu ce fût : grosses crevettes et saumon, pavé de biche et ses légumes forestiers, fromage, énorme aumônière de crêpe avec glace et pomme cuite. Le tout arrosé d’un Tokay pinot gris et d’un St Emilion. Après tout ça, allez pédaler dans les Alpes Mancelles !

Enfin, après une bonne nuit, réveil à 7 h. On a une heure de route pour rallier Villaines-la-Carelle, lieu de départ du raid vtt de la Transperseigne. Sur la route un pigeon plus mal réveillé que nous, a testé notre calandre et y a laissé plus que des plumes.

art_bkbalade_transperseigne02.jpg Arrivé à Mamers, direction Alençon, il ne reste que quelques kilomètres et depuis longtemps nous apercevons les bosses que forment les Alpes Mancelles. Il est 8h30, nous arrivons à Villaines, petit bourg tranquille du nord de la Sarthe avec ses charmantes petites maisons aux tuiles rouges. art_bkbalade_transperseigne03.jpg

Le comité d’accueil nous dirige vers l’immense parking d’une usine quasi-désaffectée. Après avoir monté les vélos et échangé quelques mots avec les vttistes qui nous entourent, nous nous dirigeons vers le centre du bourg pour les inscriptions. C’est la petite salle des fêtes qui fait office de salle d’accueil où un café nous est offert. Sur les tables nous trouvons les bulletins d’inscriptions et les prospectus des rendez-vous VTT du coin qui foisonnent. Nous en profitons pour y glisser nos pubs Bekanabou’. En échange des 8 € par personne, nous retirons les dossards n° 654 et 655.

Il est 9h passé, une horde de vtt s’élance sur les chemins de la Transperseigne. Devant le speaker je tente d’attraper dans mon sac un flyer Bekanabou’ pour la promo, et là, je me rends compte que dans la précipitation du départ, je l’ai oublié à la salle des fêtes. Demi-tour pour rechercher le sac. Ouf ! Il n’a pas bougé. Re-passage devant le speaker, je lui présente Békanabou’ et lui vante le tour de Coutances et l’adresse de notre site internet. . art_bkbalade_transperseigne04.jpg
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Enfin, on démarre pour le 55 km avec au programme un dénivelé positif de 1380m

Le premier kilomètre se fait dans une ambiance bon enfant, on cause avec les uns et les autres dans un nuage de poussière. Une équipe de joyeux lurons nous accompagne.

Ce sont les Garennes de St Piat (Eure & Loir). Ils ont tous des lapins (de garennes) sur leurs casques.

Km 3, on est rentré dans la forêt et on attaque une première montée, il y a des vtt partout, mais ça circule bien.

Km 8, première descente abrupte avec passage de gué légèrement boueux. C’est le bouchon, on avance au pas
en file indienne et on plaisante avec les personnes qui nous entourent.

Km 13, après une longue descente à vive allure on attaque la 2ème difficulté de la journée. Une montée impossible que l’on prend à nouveau en file indienne. Un gars aide une femme qu’il ne connaît pas. Elle le remercie, on s’encourage. Il règne vraiment une ambiance sympa.

Km 15, premier ravito (pain d’épice, carré de chocolat, eau, jus d’orange…) Après 10 mn de pause, on repart. Le peloton s’est étiré, les vttistes sont parsemés, on roule par petits groupes. La suite du circuit n’est que descentes et montées qui s’enchaînent. De vraies montagnes russes, oh pardon ! « Mancelles ». Philou fait honneur au maillot Bekanabou’. Il négocie les passages de gué comme un dieu et enfile les côtes comme un prince « vert ». Moi, je ne peux que l’encourager, car certains passages sont beaucoup trop difficiles pour mes petits mollets.

Km 25, on se retrouve en nombre au pied d’un mur. Philou continue son festival, il est le seul à monter aussi haut. Moi, il y a longtemps que j’ai posé pied à terre comme la grande majorité.

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Km 27, deuxième ravito, il est 11h30, nous sommes à Secoya. On refait le plein d’énergie et on fait le point sur le topo-guide affiché. Il va falloir être fort dans les jambes et dans la tête pour la suite car nous n’en sommes qu’à la moitié du parcours.
C’est reparti, une longue descente, on sort de la forêt pour faire les premiers km de bitume avant d’attaquer le premier chemin gras de la journée qui tire dans les cuisses. Arrêt photo devant un panorama magnifique. On monte la énième
côte qui sera une des plus longues. Au fil du chemin on double des vttistes qui sont à genou au bord du chemin. Ils sont pris de crampes, mais gardent le sourire.

Km 34, encore une côte, je commence à souffrir sérieusement. Et dire qu’il reste encore 21 km, je me ménage pour la suite, tandis que Philou continue son festival.

Km 38, on arrive au Belvedère. On s’étire, on s’alimente et on échange quelques paroles avec les sympatiques organisateurs qui nous annoncent que pour le 55 km, il reste 4 bonnes côtes dont 2 avec portages. Il est 13 h, Philou pense à rentrer pour le 45 km. Il faut dire qu’il a tellement grimpé. Mais je le persuade de continuer.

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Le gars qui ferme le parcours est prêt à décoller et nous presse de reprendre le chemin car il doit enlever les pancartes. Petites photos du belvédère et hop, on enfourche les vtt et c’est reparti pour une descente de 2 km. On attaque encore une montée,
au bout de 200 mètres je suis pris de crampes dans les 2 cuisses. A genou je me désaltère et n’arrive pas à me relever. La moindre tentative d’effort me provoque des douleurs dans tous les muscles. Je m’alimente et me désaltère. 2 à 3 mn plus tard j’arrive enfin à me dresser debout. Je remonte sur le vélo et continue la montée. Je rassure Philou qui m’interpelle à travers la forêt. Les 12 derniers km se passent bien, même si par deux fois on se retrouve au pied de murs à gravir, le vélo sur l’épaule où à côté tellement ça devient difficle. Depuis longtemps nous sommes bien seuls. A peine croisons-nous la sécurité qui officie dans chaque traverse de route goudronnée.

Km 54, nous sortons de la forêt de Perseigne et entamons le dernier km vers Villaines avant une ultime montée vers le bourg. 14h30, nous sommes dans les derniers et échangeons encore quelques mots avec les organisateurs et surtout avec les organisatrices qui nous offrent oranges et croissants. Sur l’immense parking, il reste qu’une seule voiture, c’est la nôtre. Le millier de vtt est reparti. Si un petit tour dans la forêt de Perseigne vous branche, on vous prépare le 1er mai 2007…

Olivier

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